Paupière

Paupi re by richmond lam 6383


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PRESS PIC 1 par Richmond Lam

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À JAMAIS PRIVÉ DE RÉPONSES (2017)

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JEUNES INSTANTS EP (2016)

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BIO

Après Jeunes instants, un premier EP qui les aura vu gravir les scènes du Canada et de l’Europe, puis « Rex », un simple joué en boucle sans jamais que l’on s’en lasse, le trio a sorti son premier album À jamais privé de réponses à l'automne 2017 chez Lisbon Lux Records (Canada) et Entreprise (Europe).

Dans « Paupière », il y a « peau » et « pierre », soit l’organique et le minéral, la sensibilité et la dureté.C’est cette singulière alliance que Pierre-Luc Begin (Polipe, We are Wolves), Julia Daigle (issue des arts visuels) et Eliane Préfontaine (comédienne et compositrice) développent sur ce premier long jeu. 

Trio de vingtenaires à la poésie crue qui s’épanouit musicalement quelque part entre le son de la Montréal contemporaine et ses vapeurs psychédéliques, et celui, synthétique, de la France des années 1980, Paupière rêve les yeux grands ouverts d’une pop à la fois naïve et profonde, légère et puissante. 

Car dans « Paupière », il y a aussi le mot « pop ». Leurs chansons sont remplies de ces ritournelles acidulées qui tournent et s’ancrent dans les mémoires, une écriture à fleur de peau qui se met au service de la mélodie. Chantées en français à trois voix, ces douze chansons de pop synthétique contiennent ce même genre de coupures d’un mot en plusieurs parties, multipliant les possibilités d’interprétation. Paupière est un triangle glamour et flamboyant à la sensualité souterraine ce qui sur scène les rapproche d’autres montréalais mariant ambiguïté du genre et dance-music, comme Bernardino Femminielli ou Peter Peter.

Mêlant synth-pop anglaise et chanson francophone, Paupière est aussi un groupe « néo romantique » et si on entend des échos de Human League, Deux ou Depeche Mode, les trois voix entrelacées chantent moins le romantisme adolescent et hédoniste des 80’s qu’un certain désenchantement contemporain. Paupière, c’est l’alliage de l’ultra romantisme et du désespoir, magnifiés dans une danse hypnotique. 

Ces jeux de langage polysémiques et poétiques font tout le sel et l’originalité des paroles du trio qui évoque crûment les rencontres éphémères sur Tinder (Les Fleurs), ou observe avec détachement leur génération se consumer dans la nuit sur la poignante ballade Brûler bruyamment : « Laisse-les lentement / Brûler bruyamment / Reste là gentiment / Attend patiemment ». Paupière semble invoquer dans leur alchimie musicale et amoureuse une libération, un changement de paradigme. « Aux travers de mes paupières / Je perçois l'univers / D'une autre manière ». Sur le premier extrait « Rex», c’est cette fois la langueur du chant allié à des rythmes digitaux qui créé la surprise.

Baisser les paupières, dans la danse ou dans l’écoute, c’est laisser le monde suivre sa course.

Et cela pourrait être un mot d’ordre générationnel : fermez les yeux, on voit bien mieux.

EN

"Paupière" contains both the French words for "skin" and for "stone", organic and mineral, sensitive and hard. And it's this singular duality that the young Montreal trio, consisting of Julia Daigle, Eliane Préfontaine and Pierre-Luc Begin, plays with on their fascinating latest album, À jamais privé de réponses. The debut full-length follows an EP they released in 2016.

Together, the three voices sing the 12 synth-pop songs, truncating lines, cutting up words into several parts, multiplying possible interpretations. This underlying motive, deconstructing every phrase like an entomologist dissects a butterfly, allows us to hear things differently as they sing on the title track. Thus when they invite us along a possibly murderous path.

This poetic play on words and meanings is what makes the trio's lyrics pointed and original, especially given their Quebec roots. On their first single, Rex - a radio hit in Canada - the languorous French singing style mixed with digital rhythms works wonders, giving birth to a genre that had never really heard before in the belle province. Paupière's underground sensuality, abetted by the glamorous and flamboyant trio they form on stage, places them alongside other Montrealers that combine dance music and queer ambiguity, like Bernardino Femminielli, Jef Barbara and Peter Peter.

In "Paupière", you also find the word "pop". Their sensitive writing is harnessed to serve the melody: melody and its repetition, melody and its recollection. Paupière's songs are bursting with those little bittersweet tunes you just can't get out of your head.

Mixing English synth-pop and French chanson, Paupière is also in some ways a "neo-romantic" band, with the accent on "neo", brought up to speed for 2017. While you may hear echoes of Human League, Deux or Depeche Mode, the three interweaving voices are less concerned with the teenage and hedonistic romanticism of the 1980s than with contemporary disenchantment, like in the movies of fellow Quebecois Xavier Dolan, with whom they share a vision of shared destinies, part ultra-romantic, part hopeless.

This modern spleen is magnified by an irrepressible urge to dance to their hypnotic beats, yet pushes further afield, reaching for an unattainable romantic ideal, weighed down by modernity and crumbling love and friendship. This allows them to crudely evoke brief encounters on Tinder (Les Fleurs), or watch from a distance as their generation burns out overnight in poignant ballad Brûler bruyamment.

Thus, through their alchemy of music and love, Paupière conjure up freedom, a paradigm shift. Closing your eyelids while dancing or listening is akin to letting the world follow its course, letting it be. And that could very well be a generational call to arms: close your eyes, you'll see a lot better.